Citations de Boris Vian

Citations de Boris Vian
"Quand on ne sait rien, on peut tout de même trouver des choses, avec de l'imagination." (Les morts on tous la même peau)

"La question ne se pose pas. Elle en est absolument incapable : il y a trop de vent."

"Le travail, c'est ce qu'on ne peut pas s'arrêter de faire quand on a envie de s'arrêter de le faire."

"La douleur est une chose que l'on n'a le droit d'infliger qu'à soi-même."

"Je ne sais pas ce qui est beau, mais je sais ce que j'aime et je trouve ça amplement suffisant." (Jazz hot)

"Militaire : variété d'homme amoindri par le procédé de "l'uniforme" qui est une préparation à l'uniformité totale du cercueil." (Textes et Chansons)

"On commence à avoir des malheurs quand on a cessé de ne penser qu'à soi."

"On se rappelle beaucoup mieux les bons moments : alors, à quoi servent les mauvais ?"

"Le temps perdu c'est le temps pendant lequel on est à la merci des autres."

"J'aime moins l'argent que vous puisque j'en dépense plus."

"C'est bien plus difficile de parler quand on n'est pas habillé. Essaie donc d'être sérieux sans pantalon !"

"Avec des si, on scierait."

"Evolution inéluctable qui, parallèlement à ce grand courant partant du singe pour aboutir à l'homme, part de l'homme pour aboutir à l'imbécile."

"Une sortie, c'est une entrée que l'on prend dans l'autre sens."
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# Posté le jeudi 17 mars 2005 13:39

Suite...

Suite...
"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. Ou démontée s'il est urgent qu'on en répare la serrure."

"On ne reste pas parce qu'on aime certaines personnes ; on s'en va parce qu'on en déteste d'autres. Il n'y a que le moche qui vous fasse agir."

"L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre."

"Puisque vous renierez plus tard pourquoi ne pas renier tout de suite ?"

"Le désert est la seule chose qui ne puisse être détruite que par construction."

"Pour faire du commerce, il faut, de nos jours, être américain ; mais si on se contente d'être intelligent, on peut aussi bien être français."

"Si le travail c'est l'opium du peuple, alors je ne veux pas finir drogué..."

"Le ridicule ne tue plus, nulle part, mais aux U.S.A. il enrichit drôlement." (Jazz hot)

"Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès ?"

"Les oiseaux sont responsables de trois au moins des grandes malédictions qui pèsent sur l'homme. Ils lui ont donné le désir de grimper aux arbres, celui de voler, celui de chanter..." (En avant la zizique)

"Il est évident que le poète écrit
Sous le coup de l'inspiration
Mais il y a des gens à qui les coups ne font rien." (Cantilènes en gelée)
"N'importe quoi, sauf la vérité. Il n'y a que ça qui ne se vend pas."

"Le génie est une longue patience, c'est une réflexion de génie pas doué." (Textes et Chansons)
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# Posté le jeudi 17 mars 2005 13:41

...et fin !

"Les prophètes ont toujours tort d'avoir raison." (L'Herbe rouge)

"La mort n'est pas drôle parce qu'elle ne supporte pas la répétition."

"Supprimez le conditionnel et vous aurez détruit Dieu."

"La mort n'a rien de tragique. Dans cent ans, chacun de nous n'y pensera plus."

"Je ne veux pas gagner ma vie, je l'ai." (L'Ecume des jours)

"La femme est ce que l'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme quand on a la déveine de ne pas être pédéraste."

"A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par dessus ?"

"Le problème avec les gens intelligents, c'est qu'ils ne sont jamais assez intelligents pour ne pas dire qu'ils sont les plus intelligents."

"Une solution qui vous démolit vaut mieux que n'importe quelle incertitude." (L'Herbe rouge)

"L'argent ne fait pas le bonheur de ceux qui n'en ont pas."

"Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante." (Le Goûter des Généraux)

"Le jour où personne ne reviendra d'une guerre, c'est qu'elle aura enfin été bien faite." (Textes et Chansons)

"Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun." (L'Ecume des jours)

"C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde." (Les fourmis)

# Posté le jeudi 17 mars 2005 13:43

La ptite main !

La ptite main !
Voili voilou la main que j'avais fait avant le sujet d'EPF, à l'encre de Chine (j'aurais ptète dû la mettre dans mon carnet ?)

# Posté le jeudi 17 mars 2005 16:42

On n'est jamais seul dans sa peau

On n'est jamais seul dans sa peau
Et oui, comme disait Henri Michaux, on n'est pas seul dans sa peau...Heureusement, me direz-vous, sinon comment ferions nous ?


En effet, dans sa vie, on est toujours confronté à de nombreux changements de relations...Entre école et collège, collège et lycée, etc...sans compter les déménagement et autres divorces et remariages, qui impliquent soi-même mais aussi parents, enfants, frères, soeurs, amis....qui doivent s'adapter au changement.


On a beau dire, quand on quitte un ami, "On s'écrira !", au bout d'un an, chacun continue de son côté, et on est content de se revoir à l'occasion, au détour d'un rayon de supermarché "Comment ça va ? Ca faisait longtemps ! Moi ? Très bien ! Merci ! Désolée, je suis pressée, là, mais promis, on se revoit bientôt !" Et un an plus tard, même discours au feu d'artifice du 14 juillet, lieu de rencontres fortuites...


Quand on quitte tous ceux qu'on connait, même un ennemi ferait presque plaisir à voir, c'est pour dire ! Tellement content de revoir un visage familier dans la foule d'inconnus, on s'apprécie pour quelques minutes polies. Que de temps perdu....


Quand on connait des gens depuis très longtemps et qu'ils vous connaissent mieux que vous ne vous connaissez vous-même, j'avoue que je ne comprend pas qu'on veuille rencontrer d'autres personnes tout en sachant qu'on va inéluctablement perdre ceux qu'on aime, peu à peu effacé de leur mémoire, ou alors évoqué comme un mort au court d'une conversation sur le bon vieux temps dont on faisait partie. Car on ne fait plus partie du présent, mais d'un passé révolu et d'un présent parallèle. Nouvelles connaissances, nouveaux sous-entendus et nouvelles aventures dont on ne comprend rien, et qui nous écrasent comme le poids des souvenirs si doux au toucher, mais qui s'effilochent comme de la barbe à papa.


Et pendant ce temps, il faudra encore des années pour connaître ses nouvelles connaissances comme on connaissait ses amis, amitié construite grâce aux pierres des années. Et on s'éloigne d'un cercle amical pour en approcher un autre, un grand saut dont on doit être très sûr pour ne pas se retrouver entre le passé et le futur qu'on avait mal calculé. C'est à ce moment qu'on est bien content d'avoir des personnes "piliers", qui comme des fils rouges font la transition entre deux époques, comme des traits d'union dépassant des deux côtés, passé et futur. Mais quand on a pas de pilier sur qui s'appuyer, alors on se retrouve seul. Heureusement qu'on est pas seul avec soi même...

# Posté le jeudi 17 mars 2005 18:34